Le lien entre la créativité et le bien-être est connu. Entre les coloriages thérapeutiques, ou encore les mandalas voire l’art thérapie, on a la chance de pouvoir accéder à de nombreux outils pour permettre de développer son bien-être par la créativité. Dans ce nouvel article, je vais décortiquer avec toi 1 outil et 4 raisons pour développer ton bien-être par la créativité.

Bien-être avec l’écriture intuitive

Dans les exercices que je préconise souvent il y a l’écriture. Pas l’écriture d’un roman, mais une écriture plus en forme de “cher journal” ou intuitive dans un mode d’introspection. L’écriture intuitive est spontanée. On ne cherche pas à la faire rentrer dans un moule dans une forme ou un genre spécifique. Le bien-être résulte de l’expression de soi qu’il y ait un but thérapeutique ou juste d’écriture automatique. Juste écrire ce qui passe dans notre tête peut être très libérateur ou encore révélateur surtout dans la tenue d’un journal.

Julia Cameron dans “Libérez votre créativité” propose d’écrire 3 pages “Les pages du matin” de tout et n’importe quoi. Dans cet exercice qui je le conçois peut être effrayant de prime abord (qu’écrire ? et si je fais plein de fautes ? 3 pages mais c’est 1 million de lignes !?), le but est de sortir de l’automatisme du quotidien et d’être dans la pleine conscience de soi.

Cette pleine conscience peut amener à un cheminement vers le bien-être en exprimant et réalisant certains faits.

Connexion aux émotions

Créer est une conversation silencieuse mais colorée entre le cerveau, le cœur, les mains. Dans un monde où tout va de plus en plus vite, où on a de moins en moins de temps, parfois il est difficile de ressentir. On se détache de plus en plus de soi dans la course de la vie et parfois jusqu’à un certain point où on ne sait plus ce qu’on ressent. 

On ignore le corps, on ignore l’esprit, et le coeur est endormi.

Lorsqu’on crée, une conversation silencieuse est amorcée en soi. On peut enfin ressentir de la joie, de la colère, de l’énergie, de la tristesse, de l’insatisfaction, etc… Bref on est dans l’émotion, l’art peut importe sa forme fait ressentir : on aime ou pas, on trouve beau ou pas, on est chamboulé ou pas.

On ne reste pas de marbre (aucun jeu de mots ici) devant une œuvre quelle qu’elle soit : du dessin d’un enfant, à une œuvre de grand maître. On ressent quelque chose. 

Que ce soit le créateur ou le spectateur, la créativité fait ressentir une émotion et permet de mieux s’ancrer en soit.

Sortir le tabou et le silencieux

Je me suis longtemps tue. Parce que je ne devais pas prendre trop de place. Parce que ce que je disais n’avait pas de valeur. Ou encore parce que je me laissais marcher dessus. En découvrant l’art journaling, j’ai découvert en même temps que je pouvais m’exprimer. Que je pouvais exprimer ce qui me faisait mal, que je pouvais crier sur le papier, que j’avais le droit de le faire.

Lorsque j’ai fait un gros travail d’introspection avec de la psychogénéalogie il y a plusieurs années, j’ai rempli un petit carnets : de larmes, de noirceur, de mots que je taisais, de blessures enfouies, des maux des autres et des miens. Tout ce que je ne me serais JAMAIS autorisée à exprimer, ça a pris vie sur le papier. C’était mes pensées exprimées, je me suis sentie tellement libérée.

Pour la première fois depuis une dizaine d’années, j’ai enlevé le poids de mes épaules. Petit à petit, j’ai glissé subtilement vers ma guérison mentale : d’abord la petite fille qui se sentait abandonnée, puis l’adolescente muselée et enfin la femme illégitime m’a quittée. J’ai enfin pu devenir moi en exprimant ce que je ne me serais jamais autorisée, ce que je passais sous silence et non dit.

Exprimer ce qu’on a envie

La liberté d’expression parfois n’est qu’une illusion. On ne doit pas dire ceci pour ne pas froisser untel, on ne peut pas prononcer ce mot car impoli. Même si culturellement parlant on est dans des pays libres la liberté d’expression est soumise à un contrôle constant de la pensée.

Par exemple, si j’ai de la fantaisie aujourd’hui et que j’ai envie de dire que je me sens comme un animal des champs qui sniffe des fleurs et souffle sur les papillons, il y a un fort potentiel qu’on me juge un peu folle sur les bords (ou complètement).

Par contre exprimée, dans une page, on ressent ma pétillance, mon envie de jouer et ma vibrance.

Je le répète souvent mais Créer est un acte de rebellion. Sortir du moule, s’amuser, s’exprimer, exprimer son vrai moi et pas un moi conventionnel se fait par la créativité. Il n’y a pas de faux semblant, il n’y a pas de mensonge : on crée ce qu’on est, ce qu’on a envie, ce qu’on ressent. En restant proche de soi (et ouvert aux autres ainsi), on développe un moi pur et rayonnant qui permet au bien-être de grandir et d’évoluer.

Conserver une trace et revenir dessus à tête reposée

Mes premiers art journaux, je les ai jetés. Pour moi, ils représentaient une personne du passé que je n’étais plus. Je suis longtemps restée coincée dans ce mode de pensée. Et chaque fois qu’un journal me lassait, je le jetais (merci de ne pas juger). Dernièrement, j’ai fini 3 journaux d’un coup. Ca ne m’était jamais arrivée avant.

J’ai mûri dans mon style, dans mes envies, et je ne crée plus QUE pour me sortir d’un mal-être (ce que j’ai longtemps fait). Bref, j’ai longtemps réfléchi et j’ai décidé de les conserver (plutôt que de les jeter comme à mon habitude). Je les ai feuilletés. J’ai relu certains de mes écrits, j’ai caressé le papier, j’ai joué avec la lumière sur mes sequins. Je me suis sentie émue, parfois enjouée. Je me suis sentie moi. 

Plus récemment, en discutant avec une cliente en coaching créatif, j’ai partagé cette expérience de retour sur certaines pages. Et en revenant sur certaines pages, j’ai eu plusieurs moments de compréhension : je me sentais triste et blessée alors j’ai voulu mettre de la douceur, des ailes, de la pétillance avec des paillettes. Et j’arrivais ainsi à analyser la plupart de mes pages.

Créer spontanément, revenir dessus plus tard et observer le chemin parcouru depuis est un travail très intéressant pour développer son propre bien-être, En effet on peut découvrir des schémas répétitifs ou encore se développer des stratégies feelgood pour se sentir mieux et plus heureuse.

Et toi ? Que penses-tu de créer pour développer ton bien-être ? Est-ce quelque chose qui te parle ? As-tu déjà essayé ?

Bien-être par la créativité

Si ce n’est pas déjà fait, je te conseille la lecture de Créativité moteur de ton bien-être.

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